Cap-Vert - mars 2018

La valeur du café

Lors d’un voyage au Pérou, nous avions eu l’occasion de dormir dans une plantation de café. Un petite journée qui nous avait permis de découvrir les caféiers et apprécier la manière de torréfier ses grains. Avant d’arriver à Tchom di Meiu, nous savions que Franck possédait quelques caféiers et nous savions que nous allions récolter.

Plusieurs hôtes que nous avons accueillis ici à Tchom, nous ont parlé du café, du prix du café, qu’ici au détour d’un sentier les femmes proposent d’acheter. C’est vrai qu’il coûte le même prix que le café qu’on peut trouver en grande surface en Europe.C’est en ce moment même qu’a débuté la récolte et le séchage. Vanance (notre « maman »de référence) nous a expliqué à quel moment nous pouvions commencer à ramasser le café (lorsque les grains ne sont plus verts), « Doctor » son frère (source inépuisable de conseils en tout genre) nous a renseigné sur l’art de le mettre à sécher au soleil, de le brasser régulièrement jusqu’à ce que les grains soient noirs) et à quel moment il serait prêt à être torréfié.

De la terre à la tasse

Mais bien avant de le torréfier, avant de le moudre ou même de le décortiquer, lorsque tu l’as ramassé sur l’arbuste (sans échelle, en tirant sur les branches, les pieds sur leurs pointes) vient le temps de ramasser chaque petit grain qui est tombé de l’arbre…un vrai travail de fourmis, accroupi sous les arbustes à remuer la terre inlassablement comme lorsque tu tamises de la terre pour trouver une pépite d’or.

Puis tu fais sécher les grains au soleil. Vient ensuite le temps de piler au mortier les grains afin de les séparer de leur coque. Tu dois encore piler une seconde fois afin d’enlever la fine peau pour finalement ne garder que la graine de café.

Lorsque ce travail est achevé, ill faut encore torréfier les grains. Généralement dans une petite pièce noircie par les cendres du feu de bois…l’air est empli de fumée mais une odeur irrésistible s’en échappe. Finalement les grains torréfiés doivent être moulus au mortier jusqu’à être réduit en une fine poudre.

Voici la valeur du café : 800 escudos le kilo, soit environ Chf 8.-

Pour nous il a surtout la valeur de la sueur qui a coulé à chacune de ces étapes, et nous dégustons notre tasse avec délectation…

PS) le café du Cap-Vert est reconnu comme étant excellent, mais il n’est pas exporté. Ce sont principalement les femmes qui s’occupent de chacune de ces étapes.

Plusieurs hôtes que nous avons accueillis ici à Tchom, nous ont parlé du café, du prix du café, qu’ici au détour d’un sentier les femmes proposent d’acheter. C’est vrai qu’il coûte le même prix que le café qu’on peut trouver en grande surface en Europe.

C’est en ce moment même qu’a débuté la récolte et le séchage. Vanance (notre « maman »de référence) nous a expliqué à quel moment nous pouvions commencer à ramasser le café (lorsque les grains ne sont plus verts), « Doctor » son frère (source inépuisable de conseils en tout genre) nous a renseigné sur l’art de le mettre à sécher au soleil, de le brasser régulièrement jusqu’à ce que les grains soient noirs) et à quel moment il serait prêt à être torréfié.

Nathalie De Carli, 17 mars 2018
Bonjour. Merci pour cet intéressant article (et les autres aussi) j’aime votre plume. Ramasser chaque grain tombé à terre pour ne pas en perdre fait écho à l’éducation que j’ai reçue et ces gestes que je perpétue encore dans mon potager aujourd’hui. Comportement qui me semble de l’âge des dinosaures …. et en même temps très d’actualité avec le zéro déchet, les jardins urbains bio, l’engouement pour la permaculture, la recherche d’autonomie énergétique etc… comme si notre société ultra développée avait franchi une étape de trop… Excel-lent séjour et encore merci. Cordialement, Nathalie

Monnin Francis, 17 mars 2018
Notre société de consommation nous enlève la valeur du travail du producteur et je comprends très bien que la tasse de café dégustée après l’effort distille un autre goût. A vos aventures et bonne suite. Au plaisir de vous lire

Renée Strebel, 17 mars 2018
Bonjour ! Merci pour votre article très intéressant ! Et je comprends que la tasse de café dégustée après avait un goût supérieur à ma tasse de Nespresso pour ne pas le nommer. 😉 Bonne continuation et c’est toujours un grand plaisir de vous lire !

André Thévoz, 18 mars 2018
Encore merci, Nous allons balancer notre Nespresso à la poubelle !!!!! Bisous à tous.

Isabelle et David, 18 mars 2018
Ehhh oui c’est le risque… 🙂

Rita Baeriswy, 18 mars 2018
Vielen Dank für Dein interessanter Bericht! Nun drinke ich den Kaffe mit mehr Achtung dieser grossen Arbeit gegenüber ! Bin auf den nächsten Bericht gespannt, und freue mich darauf. Hier ist es sehr kalt und es beginnt zu schneien!

Carine, 18 mars 2018
Le travail de la terre quand on la travaille, nous remplit de sa force et la persévérance qu’on met pour la travailler nous remplit de bonheur quand on en récolte ses fruits ! Quelles merveilleuses expériences vous êtes en train de vivre ! Les enfants de la Terre ! Continuez de nous faire rêver et vivre votre quotidien avec passion 🙂

Adrien et Danielle, 19 mars 2018
Quel dépaysement de regarder ces magnifiques photos pleines de couleurs et de chaleur qui fait encore défaut chez nous. Vous semblez parfaitement acclimatés à cette nouvelle vie. Nous vous envoyons nos chaleureuses salutations et vous souhaitons bonne continuation. Et continuez à nous faire rêver avec vos superbes prises de vues. Deux sédentaires Lausannois Adrien et Danielle

Alexandre Sbressa, 20 mars 2018
J’ai pas pu m’empêcher de m’en faire un, de café, pendant la lecture de votre article ;-)) j’avais les narines qui chatouillaient !! Merci pour ces moments que vous partagez avec nous. Gros becs à vous deux.

Finlandaou, 22 mars 2018
Ca me rappelle la culture de la Penthaz-verte …. Beaucoup de travail et un bon réconfort ensuite. Gros becs

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